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Comment je me
suis guérie grâce à l’intuition, aux synchronicités et à la rétrocausalité
Jour 22
Lorsqu’une consultation médicale devient une initiation
Mais revenons dans le concret de ce que représente un voyage initiatique. Ce n'est pas le calme plat. Ce sont toujours des situations anormales, qui nous compliquent la vie, des obstacles qu'il faut dépasser, mais qui nous entraînent vers le bas, jusqu'à ce qu'on ait touché le fond.
Le problème, c'est que l'on ne sait jamais l'avance quand ce fond-là sera atteint. On n'a donc que le choix de vivre cette situation ou non. On comprendra souvent beaucoup plus tard ce qu'elle est venue nous apprendre.
J'ai brièvement brossé le tableau des mille douleurs dans le Jour 9 de ce partage. Alors voilà la suite.
Cela faisait plusieurs mois que j'étais totalement immobilisée dans ce monde hostile des douleurs. J'avais vu plusieurs médecins qui ne comprenaient pas ce que j'avais et ils m'ont alors adressée au Professeur C ( pour Cata !). C'était la référence dans ma ville pour tout ce qui touche à ma zone douloureuse. Il travaillait dans l'Hôpital Universitaire. Il y avait donc des étudiants.
Il m'a fait attendre plus de 15 minutes dans un box fermé, alors qu'il regardait mes clichés IRM avec les étudiants.
Lorsque l'infirmière m'a fait entrer, le Professeur C. était en train d'établir un diagnostic sur images, sans me connaître, ni ne m'avoir dit bonjour, évidemment, sans m'avoir questionnée sur mes symptômes.
Sur les clichés IRM, il y avait un nodule que les radiologues n'arrivaient pas à définir. Le Professeur C. a donc décrété devant tous les étudiants qu'elle n'existait pas et que c'était une image construite !
Lorsqu'il m'a
examiné, il n'a abouti à aucun diagnostic et donc, à aucun traitement.
A la fin de la consultation, je lui ai demandé " Mais qu'est-ce que je peux faire, alors ? " et il m'a dit : " Rentrez chez vous et prenez vos médicaments ". Voilà !
C'était un professeur de chirurgie quand même ! qui était censé respecter la marche à suivre de la sémiologie qu'on nous enseigne pendant nos études.
Ce sont des
étapes progressives qu'on nomme la sémiologie :
- On observe le patient lorsqu'il rentre (on obtient déjà énormément d'informations ainsi)
- puis on le questionne
- ensuite, on l'examine
- puis on prescrit des examens complémentaires
- ensuite on recueille toutes les données et
- seulement à la fin, on pose le diagnostic et
- on prescrit un traitement
C'est le b.a.-ba de la démarche médicale.
C'est comme les pilotes d'avions qui doivent suivre scrupuleusement chaque étape du protocole pour assurer la sécurité des passagers.
Dans mon cas précis, ce professeur a fait tout le contraire et a donc abouti sur un non-diagnostic et à un non-traitement. Il m'a ainsi renvoyée dans ma spirale descendante du parcours initiatique.
Grâce ou à cause
de lui, j'ai été obligée de continuer ce parcours douloureux pendant des
années.
Il faut rajouter qu'il a raté le diagnostic de sa spécialité, la r*. C'est l'équivalant d'un cardiologue qui raterait un infarctus !
Je m'empresse de dire ici que j'ai eu énormément de ressentiments contre lui pendant des années et que j'ai fait un long parcours pour lui pardonner vraiment. D'ailleurs, on parle du pardon comme d'un chemin. C'était nécessaire pour moi !
Apprendre à pardonner est donc devenue une étape du parcours pour transformer un traumatisme qui m'a longtemps aggravée.
C'était peut-être même un des enseignements que ce parcours m'a fait découvrir :
le pardon.